Les massacres de Sétif , Guelma et Kheratta, le début de la guerre d’Algérie.

Publié le par Jérôme Theuillon

 

Le 8 mai 1945, en France, la nation chante et fête la capitulation de l’Allemagne nazie. Au même moment , en Algérie, des milliers d’Algériens qui ont participé à cette victoire se rassemblent dans les rues de Sétif, afin de déposer une gerbe au pied du monument aux morts de la ville, et revendiquer le droit à l’indépendance de leur pays.

Alors que les manifestants entrent dans le quartier français, un drapeau algérien est brandi par un jeune homme qui refusant de le baisser, est abattu par des militaires français. Dans l’émeute qui s’ensuit, 27 européens sont tués. Dans les villes voisines, de pareilles manifestations dégénèrent et dès le 9 mai, l’armée française aidés par des milices de colons commence ce que certains n’hésitent pas à nommer « une chasse aux Arabes ». 
Mais, il faut surtout voir dans ces événements sanglants les débuts de la guerre d’Algérie. En effet,   les moyens employés par la répression ( bombardements militaires de la marine et de l’aviation française) font déjà penser davantage à une guerre qu’à une simple opération de « maintien de l’ordre ».

L’ampleur de la répression (entre 1500 et 45 000 victimes) éteint pour 10 ans les revendications algériennes mais contribue à radicaliser l’ensemble des mouvements nationalistes.

 

Publié dans Histoire 3eme

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