Objets de Résistance : Exposition du CHRD du 14 février au 31 aout 2008

Publié le par Jérôme Theuillon

L’exposition Objets insolites de la Résistance est une invitation à découvrir, aux marges de l’histoire « officielle », les dessous de la Résistance, les marques d’ingéniosité ponctuées d’humour, de bon sens au service de l’efficacité. 
Objets de la vie quotidienne sous l’Occupation, armes, radios, matériel de sabotage, tampons et rivets pour la fabrication de faux papiers, tracts et journaux clandestins contribuent à dresser un tableau de la Résistance où l’ingéniosité voisine toujours avec le courage et la force des engagements.
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Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon
Horaires: Du 14 février au 31 août 2008
Du mercredi au vendredi de 9h à 17h30
Du samedi au dimanche de 9h30 à 18h
Renseignements : 04 78 72 23 11 
VISITES COMMENTEES : Les dimanches 2, 9 et 23 mars 6 et 27 avril 4 et 25 mai 8 et 29 juin À 15h, sur réservation au 04 78 72 23 11 

CYCLE DE CONFERENCE : Jeudi 27 mars à 18h30 Les collections des musées de la Seconde Guerre mondiale en France Par Sophie Wahnich, docteur en Histoire, chargée de recherche au CNRS-EHESS, spécialiste des musées d'histoire des guerres du XXe siècle Mercredi 3 avril à 18h30 Collecter, conserver, valoriser : l'exemple de la collection Saffray-Môquet Par Xavier Aumage, archiviste au Musée de la Résistance Nationale de Champigny-sur-Marne Mercredi 28 mai à 18h30 Les résistants aux étoiles Par Cédric Gruat et Cécile Leblanc, auteurs de Amis des Juifs, Les résistants aux étoiles Sur réservation au 04 78 72 23 11

 

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résistance contre terrorisme 19/04/2008 23:00

Juste un dessin interrogeant les emplois de 2 mots, [terrorisme et resistance->http://www.local.attac.org/paris19/IMG/jpg/terrorisme.jpg].

America Home of the Brave 20/02/2008 10:51

Ce que tu appelles la "géométrie variable" on appelle cela la relativité des choses en sciences humaines. Car il va de soi que rien n'est absolu en ce monde, du moins pour l'Historien...Aussi, ton propos sur le "registre de la philosophie occidentale" est tout ce qu’il y a de plus recevable dans le cadre de la situation française durant la Deuxième Guerre mondiale. Bien évidemment que l'on est entre occidentaux, et que le nazisme reste une idéologie profondément occidentale qu'on le veuille ou non!En revanche, la situation en Irak est autrement différente en termes de contexte et de choc de cultures d'où ma question sur le distingo entre résistance et terrorisme. Quand tu parles de "libération nationale" et d'une "opinion publique", ce sont des concepts historiquement bien occidentaux pour l'Irak...Alors oui, je pense qu'il y a « naïveté » à vouloir distinguer la résistance du terrorisme sans vouloir affronter à un moment donné une question de VALEURS (ce que tu appelles "une échelle de valeurs"). Et dans notre CONTEXTE, ces valeurs sont inhérentes à la Démocratie.Je pense que ce sont les valeurs idéologiques - et non des définitions toujours étroites quand bien même ont-elles aussi leur utilité - qui fondent pour le pire ou le meilleur un combat et qui, d'emblée, permettent d'approcher la réalité terroriste ou résistance d'une lutte.Car tout ce que tu as pu avancer sur la définition de l'un ou l'autre concept peut être inversé. C'est une question de point de vue non de "géométrie variable". Qu'est-ce qui peut établir la différence alors? Dans le contexte de notre discussion c'est de bien comprendre ce qu'a été fondamentalement le Nazisme par opposition à la République dans leur susbstance, plutôt que de se perdre dans les moyens utilisés par les uns et les autres.Je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis sur le terrorisme intelelctuel. L'expression parle d'elle-même et désignait autrefois la propagande totalitaire, et aujourd'hui une pratique systématique de l'amalgame, du procès d'intention, de l'utilisation d'un "politiquement correct" dévoyé afin d'empêcher tout débat sur les problèmes de fond.Le concept ne devient "fumeux" qu'à partir du moment où tu penses qu'il n'y a pas de bataille pour la conquête des esprits. Le terrorisme intellectuel fait violence aux esprits: propagande et chasse aux sorcières en ont fait et continuent d'en faire partie. Ce serait nier alors le concept même de totalitarisme...

Jérôme Theuillon 20/02/2008 13:02

La courtoisie et la bonne foi sont des armes de persuasion massive !

America Home of the Brave 19/02/2008 12:41

Si j'ai, en effet, soulevé la question du "terrorisme intellectuel", que devient le concept de terrorisme privé de sa violence intrinsèque? Ne penses-tu pas que la violence est inhérente à toute forme de terreur? Si, effectivement, toute violence ne relève pas du terrorisme, tout terrorisme est violent qu'il soit physique ou non.Bref, je ne vois toujours pas où tu fais passer la ligne de démarcation entre les deux concepts de Résistance et de Terrorisme, et entre terreur et violence. Car lorsque la Résistance s'en prend à des collaborateurs, tu peux bien inscrire cela dans le registre de la punition, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit avant tout d'un acte de dissuasion lancé en direction de tous ceux qui seraient tenté d'aider l'ennemi. Méconnaître cet aspect dissuasif revient à occulter toute la dimension "opinion publique" (de nos jours médiatiques) de ce type de lutte.L'IRA et l'ETA ont mené des opérations de guerre ciblées (certes avec des dégâts collatéraux), pourtant ce sont des organisations classées comme terroristes. Et elles disposaient d'un certain appui au sein de leur opinion publique, voire d'une représentation politique...Concernant ton propos sur la situation irakienne, je ne vais bien évidemment pas te dire le contraire... Cependant, Al Qaida brandit dans sa propagande le thème de la libération des lieux saints et des musulmans face aux croisés...

Jérôme Theuillon 19/02/2008 17:36

En te lisant, j'ai l'impression que "résistance" et "terrorisme" sont des concepts à géométrie variable. Finalement, ça dépendrait  du coté où l'on se trouve ? Les notions  seraient alors du registre de la philosophie(occidentale) et non plus historique .Y aurait-il une échelle des valeurs ? Un bien et un mal différents selon les points de vue ? je dois être encore très naïf.Pour en venir au "terrorisme intellectuel", je ne vois pas du tout de quoi tu parles. J'ai toujours compris cette idée comme un concept fumeux inventé par ceux qui sont à court d'arguments et qui brandissent cette épée comme pour masquer  leur médiocrité. Mais, je ne sais pas si on parle de la même chose.Tu as raison de voir dans des actes de résistance des aspects terroristes (dans le but de dissuader de potentiels collaborateurs), mais je  ne crois pas que cela fut la principale préoccupation des résistants.

America Home of the Brave 19/02/2008 11:16

J'oubliais aussi la distinction que tu opères entre la Résistance et le Terrorisme appréhendés en tant que FINALITÉ.Comment présentes-tu alors les choses lorsqu'une Résistance - telle que tu l'as définie dans sa finalité - utilise la terreur comme MOYEN?Frapper les forces militaires adverses (assassinats ou opérations militaires?), les collaborateurs et les sympathisants, voire les femmes ayant entretenu une liaison avec l'ennemi par exemple...

Jérôme Theuillon 19/02/2008 11:52

Je crois qu'il  faut différencier terreur et violence. La Résistance peut être violente, punitive contre les collaboratreurs, mais elle est toujours ciblée(Les femmes coupable de "collaboration horizontale" ont surtout été victimes de la violence populaire). Elle n'utilise donc  pas la terreur comme moyen.La terreur est une politique de violence arbitraire contre un ennemi supposé ( par sa religion, son appartenance ethnique ou de classe)  et parfois contre les complices de cet ennemi.Pour en venir à ton sujet de prédilection : est-ce que Al-Qaïda est une organisation résistante lorsqu'elle s'attaque aux soldats US ? Je ne crois pas,  car sa finalité n'est pas la libération nationale en Irak. De plus, a-t-elle le soutien d'une majorité d'Irakiens ? je laisse la réponse au spécialiste de la question. Car Je crois aussi que la construction de la résistance ne peut  être isolée de l'évolution de l'opinion publique. 

America Home of the Brave 19/02/2008 11:08

Si nous restons en France, je suis d'accord avec l'idée que la Résistance combattante n'a pas influé grandement sur le cours de la guerre contrairement à ce qui se passait au même moment sur le Front de l'Est.Il est vrai que faire de la société française une société dans sa grande majorité résistante dès 1940, hors lutte armée, est un parti pris également très contestable.Partant, je suis encore moins sûr que la Résistance non armée ait eu une influence sur le cours du conflit...En d'autres termes, ce qui a surtout permis à la France de recouvrer sa liberté, c'est le poids militaire des Alliés, et l'on pourra toujours gloser sur le rôle d'une Résistance qui - si elle eut le mérite d'exister dans toutes les formes de lutte - n'en resta pas moins symbolique...