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  • : HGEC GRIGNY-69, le blog de Jérome Theuillon, professeur agrégé d'histoire géographie au CLG E. Malfroy de Grigny
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  • : Bienvenue, Ce blog un lieu d'échange et d'informations pour les élèves du collège de Grigny(69) et leurs parents sur l' histoire, la géographie et l'éducation civique, et bien plus encore...
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Vendredi 7 décembre 2007

Exposition  au CDI du 7 au 19 décembre 2007
Signes-de-la-collaboration-et-de-la-R--sistance.jpg

Gracieusement prêtée par l'Office national des anciens combattants(ONAC ), co-réalisée par le Ministère de la Défense (DMPA) et l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, l’exposition retrace le combat de la Résistance contre les campagnes  de  propagande visuelle de l’occupant et de Vichy. 
Les quelques centaines de documents présentés offrent un panorama de ce véritable combat de signes  qui opposa Vichy et la Résistance.

L'exposition témoigne de l'intense production de signes graphiques par Vichy et les forces de l’Occupation qui s'oppose dès 1940 aux lacérations d’affiches , leurs détournements, les graffitis et les tracts de la Résistance. 

par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme communauté : Histoire Géographie
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Dimanche 25 novembre 2007

Composé à Londres pour devenir l’indicatif de l’émission radiophonique "Honneur et Patrie"
Largué par la Royale Air Force sur la France occupée, Ce chant devient l’Hymne de la lutte pour la Libération
 Paroles: Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique: Anna Marly 1943 © Editions Breton

  Pour l'écouter cliquer  ci-dessous: (source : Freetunes)

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines,
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne,
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme
Ce soir, l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé les tueurs, à vos armes et vos couteaux, tirez vite.
Ohé saboteur, attention à ton fardeau dynamite...

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et le faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens aux creux des lits font des rêves.
Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue... nous on crève...

Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait, quand il passe.
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...
par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme
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Samedi 24 novembre 2007

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.

Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.

 

Manouchian Michel

P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène.

 


Missak (Michel)  Manouchian, responsable des FTP-MOI (Francs-tireurs partisans –Main d’œuvre immigrée)  de Paris, est né le ler septembre 1906 dans une famille de paysans arméniens du petit village d'Adyaman, en Turquie.
manouchian1-1-.jpg
Il a 8 ans lorsque sa famille est massacrée durant le génocide perpétré par l’empire ottoman.

Recueilli dans un orphelinat catholique  en Syrie, il gagne Paris en 1925. Il travaille  chez Citroën puis  se lance dans la poésie dans les années 1930 et fonde deux revues littéraires.

 Manouchian fréquente les « universités ouvrières », créées par les syndicats ouvriers (CGT), et en 1934, il devient militant  du Parti communiste et intègre le groupe arménien de la MOI (Main-d’œuvre immigrée).
Il s’engage dans la résistance et  rejoint les FTP-MOI de Paris en février 1943 dont il prend la direction en août.
Le 28 septembre 1943, il organise un attentat contre un  général SS. Arrêté par des policiers français le 16 novembre 1943, alors qu'il se rend à un rendez-vous avec Joseph Epstein, chef des FTP de la région parisienne, à Evry-Petit-Bourg, il comparaît avec 22 camarades devant les juges.

Missak Manouchian sera fusillé le 19 février 1944 par les Allemands au mont Valérien, avec vingt et un de ses camarades.

                                                          L’affiche Rouge

affiche-rouge.jpg

Le procès du groupe Manouchian est l’occasion pour les autorités allemandes de lancer une campagne de propagande contre la Résistance.

À Paris et sur les murs de France, les autorités font placarder en nombre la célèbre « affiche rouge » faite de portraits des accusés aux allures de bandits effrayants et avec le terrible slogan : « Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ».
La propagande allemande veut souligner  que ces hommes ne sont pas des libérateurs mais des terroristes étrangers.

Elle joue sur la xénophobie, l'antisémitisme et l'anticommunisme supposés des Français.

par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme
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Samedi 24 novembre 2007

« Celui qui tue est un homme, celui qui commet ou subit une injustice est un homme. Mais celui qui se laisse aller au point de partager son lit avec un cadavre, celui-là n'est pas un homme. » Primo Levi

 si-c-est-un-homme.jpg

Primo Levi est né à Turin (Italie) en 1919. Résistant, il est fait prisonnier le 13 décembre 1943 à l’âge de 24 ans.  Il est déporté en février 1944 à Auschwitz-Birkenau où il restera jusqu’en janvier 1945. 

A son retour, il publie un témoignage de la vie dans le camp. Il y décrit précisément le fonctionnement du camp, les difficultés de la vie quotidienne, les astuces pour survivre. C’est aussi une réflexion philosophique sur le mal et  l’humanité. Primo Levi se suicide en avril 1987.

extraits :

"Mon nom est 174517; nous avons été baptisés et aussi longtemps que nous vivrons nous porterons cette marque tatouée sur le bras gauche. L'opération a été assez peu douloureuse et extrêmement rapide : on nous a fait mettre en rang par ordre alphabétique, puis on nous a fait défiler un par un devant un habile fonctionnaire muni d'une sorte de poinçon à aiguille courte. Il semble bien que ce soit là une véritable initiation : ce n'est qu' " en montrant le numéro " qu'on a droit au pain et à la soupe. Il nous a fallu bien des jours et bon nombre de gifles et de coups de poing pour nous habituer à montrer rapidement notre numéro ..."

Le camp
"Nous avons une idée de la topographie du Lager; c'est un carré d'environ six cents mètres de côté, clôturé par deux rangs de barbelés, dont le plus proche de nous est parcouru par un courant à haute tension. Le camp se compose de soixante baraques en bois, qu'ici on appelle blocks, dont une dizaine sont en construction; à quoi s'ajoutent le corps des cuisines, qui est en maçonnerie, une ferme expérimentale tenue par un groupe de Häftlinge privilégiés, et les baraques des douches et des latrines, une tous les six ou huit Blocks.
Certains Blocks, en outre, sont affectés à des usages particuliers. D'abord l'infirmerie et le dispensaire, constitués par huit baraques situées à l'extrémité est du camp;(...) Le centre du Lager est occupé par l'immense place de l'Appel. C'est là qu'a lieu le rassemblement, le matin pour former les équipes de travail, le soir pour nous compter. En face de la place de l'Appel se trouve une pelouse soigneusement tondue, où l'on dresse la potence en cas de besoin."
auschwitz-Birkenau.jpg

Les prisonniers
"Nous avons vite appris que les occupants du Lager se répartissent en trois catégories; les prisonniers de Droit commun, les prisonniers politiques et les juifs. Tous sont vêtus de l'uniforme rayé, tous sont Häftlinge, mais les Droit commun portent à côté du numéro, cousu sur leur veste, un triangle vert; les politiques un triangle rouge; les juifs, qui sont la grande majorité, portent l'étoile juive, rouge et jaune.- Quant aux SS, il y en a, mais pas beaucoup, ils n'habitent pas dans le camp et on ne les voit que rarement. Nos véritables maîtres, ce sont les triangles verts qui peuvent faire de nous ce qu'ils veulent, et puis tous ceux des deux autres catégories qui acceptent de les seconder, et ils sont légion."

Les astuces pour survivre
"Nous avons appris que tout sert: le fil de fer pour attacher les chaussures; les chiffons pour en faire des chaussettes russes; le papier pour en rembourrer (clandestinement) nos vestes et nous protéger du froid. Nous avons appris du même coup que tout peut nous être volé ou plutôt que tout est automatiquement volé au moindre instant d'inattention; et pour nous prémunir contre ce fléau, nous avons dû apprendre à dormir la tête sur un paquet fait de notre veste et contenant tout notre avoir, de la gamelle aux chaussures.."

Le réglement du camp
"Nous connaissons déjà en grande partie le règlement du camp, qui est incroyablement compliqué; les interdictions sont innombrables interdiction de s'approcher à plus de deux mètres des barbelés; de dormir avec sa veste, ou sans caleçons, ou le calot sur la tête; d'entrer dans les lavabos ou les latrines " nur fur Kapos" ou " nur fur Reichsdeutsche " ; de ne pas aller à la douche les jours prescrits, et d'y aller les jours qui ne le sont pas ; de sortir de la baraque la veste déboutonnée ou le col relevé; de mettre du papier ou de la paille sous ses habits pour se défendre du froid de se laver autrement que torse nu."

Le travail
"Ici, tout le monde travaille sauf les malades (...) L'horaire de travail varie avec la saison. On travaille tant qu'il fait jour : aussi passe-t-on d'un horaire minimum l'hiver (de 8 heures à 12 heures et de 12 h 30 à 16 heures) à un horaire maximum l'été (de 6 h 30 à 12 heures et de 13 heures à 18 heures). 
Un dimanche sur deux est un jour de travail. Et comme les dimanches dits fériés se passent en réalité à travailler à l'entretien du Lager au lieu de travailler à la Buna, les jours de repos effectif sont extrêmement rares.Telle sera notre vie. Chaque jour, selon le rythme établi, Ausrûcken et Einrûcken, sortir et rentrer, dormir et manger; tomber malade, guérir ou mourir."

par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme
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Mercredi 14 novembre 2007

Orient’Esp@ce, le samedi 17 novembre de 14h à 20h, accueillera au Palais du Commerce, Place de la Bourse à Lyon, tous les jeunes et leurs familles afin de les aider à construire leur projet professionnel.
Ils pourront utiliser des outils d’aide à l’orientation et rencontrer des représentants de nombreuses branches professionnelles et des conseillers

Accès à divers  pôles d'activités :
       « Carrefour Multimédia »
Des logiciels d’aide à l’orientation en libre accès pour mieux se connaître, explorer une base de données de plus de 1000 métiers et découvrir ses métiers

      « Pôle Conseil »
Des conseillers pour discuter, poser des questions, avancer dans son projet

      « Espace Pro »
Des contacts privilégiés avec des professionnels de nombreux secteurs d’activité
*Agriculture - Chambre d’Agriculture du Rhône (C2)
*Artisanat - Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Rhône (C3)
*Automobile - Association Nationale pour la Formation de l’Automobile (F1)
*Banque - Caisse d’Epargne Rhône-Alpes (P14)
*Bâtiment et travaux publics - Fédération des Entrepreneurs du BTP du Rhône (P13)
*Commerce, industrie et services - Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon (C1)
*Communication et imprimerie graphique - Synd. Pro. Imprimerie
et Communication Graphique RA (P9)
*Chimie - Maison de la Chimie Rhône-Alpes (P12)
*Défense - Armée de Terre (P1)
*Fonction publique territoriale - CNFPT Rhône-Alpes Lyon (P3) et Grand Lyon (P4)
*Horticulture - Lycée horticole Lyon Pressin (F2)
*Informatique - Intradot (P5)
*Journalisme - Bayard Jeunesse (P8)
*Métallurgie - Union des industries et métiers de la métallurgie rhodanienne (P10)
*Mode - Mode Habillement Rhône-Alpes (P7)
*Plasturgie - Allizé Plasturgie (P11)
*Restauration - ACFAL formation (F3)
*Sécurité - Police Nationale (P2)
*Textile - UNITEX Lyon (P6)

        "Info 30' "
30 minutes d'infos métier : un spécialiste vous dit l'essentiel
14h30 - 15h « Métier d’infirmier(e) » : animée par Ghislaine Dubreuille, Hospices Civils de Lyon
15h15 - 15h45 « Métiers de l’humanitaire » : animée par Christian Mascaro, Bioforce
16h - 16h30 « Métiers du théâtre » : animée par Maude Léonard,
Théâtre Nouvelle Génération / CDN Lyon
16h45 - 17h15 « Métiers de la gestion et du management » : animée par Thierry Vitoz, IAE de l’Université Lyon III
17h30 - 18h « Apprentissage, mode d’emploi » : animée par Dominique Douvre, CCI de Lyon, et Véronique Haudebourg, CMA de Lyon
18h15 - 18h45 « Métiers du Grand Lyon » : animée par Irène Gazel, Grand Lyon


source : www.orient-espace.org
 

A noter dans vos agendas:
Mondial des métiers, Lyon Eurexpo - du 7 au 10 février 2008

S'informer sur les métiers, les filières de formation et l'orientation, avec un large panorama des secteurs d'activités professionnelles.

Au programme de cette 12e édition :
Des démonstrations, des animations, des débats, des professionnels qui témoignent de leur métier, des professionnels de l'orientation...

par Jérôme Theuillon publié dans : Orientation 3eme
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Samedi 10 novembre 2007
Tout d'abord, félicitations à tous ceux qui ont mené ce travail jusqu'au bout !

1) On pouvait observer que la prédominance européenne est remise en cause après la 1ere Guerre Mondiale par la montée en puissance du Japon et des Etats-Unis et également par les débuts de la contestation coloniale(en Inde par exemple)
2)Le souvenir de la Grande Guerre est encore très présent : les veuves de soldats portent le deuil, de nombreux monuments aux morts sont construits sur tout le territoire français, les anciens combattants se regroupent dans des associations…
3) On essaye quand même d’oublier en créant un certain climat de facilité : ce sont les années folles !
4) La SDN doit assurer la coopération internationale et le règlement des conflits par des arbitrages, elle peut faire usage de sanctions morales et économiques. Son action fut peu efficace car les Etats-Unis refusent d’y participer et à partir des années 30, elle a été incapable de régler les crises internationales.
5) Le pacifisme fut « dévoyé » car la volonté d’un pacifisme à tout prix a entraîné certains partis politiques français   à prôner le rapprochement avec l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie.
6) L’équilibre mondial vacille avec la crise de 1929 car les échanges internationaux sont ralentis?.
7) Le fascisme peut se définir par un rejet de la démocratie et une réaction aux idées libérales(définition à compléter plus tard…). Il se met en place en Italie, en Allemagne…
8) Hitler parvient au pouvoir tout à fait légalement par des élections, mais aussi parce que les partis de gauche n’ont pas su ou n’ont pas pu s’allier contre les nazis.
9) On peut observer que l’Allemagne est un Etat totalitaire avec la terreur mise en place par le régime nazi   contre les opposants politiques, le rejet des juifs, la propagande, l’embrigadement de la jeunesse….
10) Selon les fascistes italiens et les nazis allemands, les responsables des difficultés sont les juifs et les étrangers.
11)Les manifestations de la crise en France sont une baisse des prix agricoles, l’apparition du chômage, une baisse du pouvoir d’achat et de la consommation….
12) Le Front populaire tente de résoudre cette crise par des mesures sociales : diminution du temps de travail, augmentation des salaires, création des conventions collectives, mise en place des congés payés et des mesures économiques : grands travaux, soutien des prix agricoles(office du blé), nationalisation de la Banque de France, des transports ferroviaires et des industries de guerre…
13) La guerre d’Espagne dépasse les frontières du pays car les Républicains obtiennent le soutien des communistes de toute l’Europe et les Franquistes sont aidés par 50 000 « chemises noires » italiennes et « la légion Condor » allemande.
14) Hitler mène un certain nombre de coups de forces à la fin des années 30 : la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschluss, l’annexion des Sudètes….
15) La conférence de Munich est un échec pour les démocraties car la France et la Grande Bretagne ont cédé devant les exigences d’Hitler sur les Sudètes.
16) On peut voir que la guerre est imminente en 1939 avec la surenchère de Mussolini qui réclame la Corse, la Savoie et la Tunisie, mais surtout avec le renforcement des alliances militaires.
par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme
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Vendredi 9 novembre 2007
Une caricature est un dessin dont les traits des personnages sont volontairement déformés. Elle a pour objectif de faire réfléchir le lecteur généralement par l'humour. Elle ne décrit absolument pas la réalité mais en donne une certaine interprétation.


Pour les antisémites, les juifs appartiennent à une race à part qui se différencie par des traits physiques et des comportements particuliers 
Affiche-pour-l-exposition-antis--mite--le-juif-eternel-1938.jpg
Affiche réalisée pour l’exposition antisémite le juif éternel, organisée par 
              les autorités allemandes en 1938
   
                                                   
 

1)      Présenter la caricature : cela consiste à relever des informations (souvent présentes dans la légende) : Qui est le commanditaire de ce dessin ? A qui est-il destiné ? Pour quelle occasion ?

2)    Analyser la caricature : Comprendre le message du dessin et les moyens utilisés pour le faire passer.

-Observer le personnage : relever les stéréotypes antisémites :

à Lèvres et sourcils épais, grand nez crochu, dos bossu….

-Observer les actions qui soulignent le message :

àla main tendue remplie de pièces d’argent : le juif est cupide.

àLe fouet : il veut dominer  le monde.

àLa carte de l’URSS et la faucille et le marteau : Le juif est communisme et veut étendre sa domination sur le monde.

-Observer le texte : « le juif éternel » : indique que tous les juifs sont identiques.

 

Cette caricature allemande apporte donc un message raciste car elle cherche à distinguer les juifs par des caractéristiques physiques et à en faire un groupe homogène. La caricature apporte aussi un message politique car elle montre que les juifs veulent dominer le monde par l’argent et qu’il est donc légitime de se défendre contre eux.

par Jérôme Theuillon publié dans : Méthodes
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Jeudi 25 octobre 2007
Les raisins de la colère,  de John Steinbeck.  1939
Folio Gallimard, traduit par M.E. Coindreau et M.Duhamel

rasins-col--re.jpgDans le contexte de la crise des années 30, ce livre montre avec grande humanité la vie des fermiers du Middle West américain grâce à la famille Joad confrontée à la perte de leurs terres mais poussée par un immense courage et l'espoir d'une vie meilleure. 

 L'histoire : A sa sortie de prison, Tom Joad rentre chez lui, à la ferme familiale, dans l'Oklahoma. Il découvre que la crise économique a ruiné les fermiers. Incapables de payer leurs dettes, tous les fermiers sont chassés de leur terre, poussés à s'exiler vers l'Ouest. La famille Joad se met elle aussi en route pour la Californie à bord d'un vieux camion chargé du peu qu'elle possède.  Mais le voyage est difficile . Certains meurent d'épuisement, d'autres quittent le voyage.
A peine arrivée en Californie, les Joad découvrent un pays magnifique et aux apparences de paradis ou de terre promise.
Mais rapidement, les Joad découvrent la dure réalité de l'Ouest américain : loin d'être accueillis dans un élan de solidarité, les nouveaux arrivés sont parqués dans des camps de fortune. Les hommes ne trouvent toujours pas de travail. On cherche parfois des saisonniers, mais ils sont exploités, payés une misère, et n'ont même pas de quoi vivre. Les salaires baissent, la nourriture est devenue hors de prix...

Le lecteur  ressentira  un vif sentiment d'indignation  face à la description de la misère humaine et de l'humiliation, mais l'auteur se garde bien de juger. Cette oeuvre ressemble plus à la Bible, avec ses références à l'Exode et à la Terre promise , qu'à une critique communiste et un appel à la lutte des classes.

 En 1940, le célèbre réalisateur John Ford a adapté l’œuvre au cinéma, avec Henry Fonda dans le rôle de Tom Joad.  
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18391451&cfilm=1268.html


Autres livres (magnifiques) de John Steinbeck
-Des souris et des hommes, 1937
-A l'est d'Eden, 1952
-La perle,1947
-Les naufragés de l'autocar, 1947
-Tortilla Flat, 1935

par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme
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Dimanche 21 octobre 2007

La dernière lettre de Guy Môquet adressée à  sa famille 
avant de mourir.
LettreGuy-parents-1-.jpg

Ma petite maman chérie,

Mon tout petit frère adoré,

Mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c’est d’être très courageuse.

Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et René (1). Quant à mon véritable (2), je ne peux le faire, hélas ! j’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.

À toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup, qu’il étudie, qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demie (sic), ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.

Je vais mourir avec Tintin, Michels (3). Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d’enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.

Guy.

(1) Jean Mercier, Roger Semat, Rino Scolari.

(2) Serge, le frère de Guy Môquet.

(3) Jean-Pierre Timbaud, ami de Guy Môquet [...], et Charles Michels, trente-huit ans, député communiste de Paris,

fusillés à La Sablière le 22 octobre 1941.

Lettres choisies et présentées par Guy Krivopissko (2003), La vie à en mourir. Lettres de Fusillés(1941-1944) 

GuyMoquet-7281-1-.jpg

Au delà de la polémique sur la lecture devant les élèves de la lettre de Guy Môquet, il convient de rappeler que cette commémoration, c’est avant tout celle de la Résistance.

 

1)      Qui était Guy Môquet ?

Guy Môquet a 16 ans lorsqu’il est arrêté à Paris par la police française le 13 octobre 1940. 
Fils d’un député communiste déjà emprisonné depuis octobre 1939 à cause  du pacte germano-soviétique,
Guy Môquet  milite activement  lui aussi au « Jeunesse communiste » en collant des affiches et distribuant des tracts malgré l’interdiction et la présence des Allemands à Paris.  Après son arrestation, il est envoyé  au camp de Choisel, près de Châteaubriand en Loire-inférieure (Loire-Atlantique actuelle), là où sont détenus d’autres membres du Parti Communiste Français.

 

2)    Pourquoi a-t-il été fusillé ?

Le 20 octobre 1941, trois résistants communistes abattent, à Nantes, un officier allemand, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-inférieure. En guise de représailles, les Allemands  décident de fusiller 50 otages.

L’Etat Français du  Maréchal Pétain, qui a choisis la collaboration avec l’Allemagne, propose une liste d’otages où ne figurent que des communistes.

Ainsi, il faut dire et redire que cette décision prise en 1941 est le résultat d’une violente haine d'une  partie de la droite contre la gauche, une revanche de 1936.  Môquet est fusillé parce qu’il est résistant, mais aussi parce qu’il est communiste.

 

3)     De l’utilisation de la mémoire.

"Si j'ai voulu que fût lue la lettre si émouvante que Guy Môquet écrivit à ses parents à la veille d'être fusillé, c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, et de leur montrer à travers le sacrifice de quelques-uns de ces héros anonymes dont les livres d'histoire ne parlent pas, ce qu'est la grandeur d'un homme qui se donne à une cause plus grande que lui."

                                               Nicolas Sarkozy, Président de la République.

 Lire cette lettre devant les élèves de France pour leur rappeler  « ce qu’est un jeune Français » et leur expliquer  « ce qu’est la grandeur d’un homme » est des plus louable. Mais pourquoi aborder ce thème par le seul coté émouvant et totalement décontextualisé ? 
La lecture de la lettre de Guy Môquet dans les lycées dès 1944 n’avait pas besoin d’explications. 60 ans plus tard, rien  dans cette lettre ne fait référence au combat d’une partie des Français contre l’occupation allemande. 

En lisant cette lettre, il faut se poser les bonnes questions : Pourquoi Guy Môquet s’est-il engagé ? Quelle est la nature de cet engagement ? Contre quoi a-t-il résisté ? Il s’agit de faire comprendre que la démocratie, la liberté et la dignité des hommes sont des combats qui ne sont pas dépassés. Aujourd’hui, il faut aider les élèves à comprendre que ces combats méritent toute notre vigilance citoyenne.

  Mon travail de professeur d’histoire, c’est  d’expliquer comment on construit une mémoire collective,  montrer comment elle évolue, expliquer qu'elle est multiple et qu’elle n’est pas l’Histoire. Mon travail n’est pas celui de transmettre une mémoire qui se voudrait officielle.

par Jérôme Theuillon publié dans : Actualités communauté : Histoire Géographie
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Mercredi 17 octobre 2007

 Actuellement et jusqu'au 24 octobre 2007, le CDI accueille une exposition: "1919-1939, d'une guerre à l'autre."
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Les années 1919-1939 constituent une phase essentielle de l'histoire du XXème siècle. 
La Première Guerre Mondiale laisse la France mutilée et ruinée. Le bilan est terrible, la reconstruction s'annonce longue et coûteuse tandis que les survivants entretiennent l'espoir d'avoir mené la dernière guerre : " la der des ders ".
Pourtant, les frustrations, les crispations et les désillusions provoquées par cette guerre et accentuées par la crise économique, vont conduire à la montée des totalitarismes et à l'échec final du système de sécurité collective mis en place par la Société des Nations.


L'exposition réalisée par l'ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) et le Ministère de la défense dresse un panorama des moments essentiels qui ont marqué cette époque de transition :
- Au lendemain de la Grande Guerre : " la paix ratée "
- Une reconstruction difficile : " la France panse ses plaies "
- Une société traumatisée qui évolue difficilement
- L'air du temps : " la vie quand même "
- À la recherche d'une sécurité collective : " conciliation, arbitrage, paix "
- La montée des périls
- La France face aux crises
- La marche à la guerre : " mourir pour Dantzig "

L'exposition  nous est gracieusement prêtée par l'ONAC  du rhône

par Jérôme Theuillon publié dans : Histoire 3eme
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